Mon avis sur Le Printemps du Goût

Mon avis sur Le Printemps du Goût

A l’instar des centres commerciaux, les grands magasins s’appuient sur la restauration pour conforter leur d’attractivité et soigner leur différenciation.

Si Paris a longtemps paru en retard avec certaines grandes capitales internationales en matière de Food Hall de qualité, le moins que l’on puisse dire c’est que cela ne devrait pas durer. Nous avons déjà pu apprécier la deuxième Grande Epicerie de Paris (voir mon article en immersion ici) et les prochains mois verront l’ouverture du très attendu Eataly, dans le quartier du Marais, puis du food hall de la Samaritaine et sa vue imprenable sur la  Seine.

Le Printemps, institution parisienne s’il en est, a dévoilé tout récemment son “Printemps du Goût”, une ode à la gastronomie française installée au 7ème et 8ème étage du Printemps de l’Homme.

L’ouverture de ce food hall fait l’objet d’une puissante campagne de communication puissante à Paris.

En arrivant aux abords du grand magasin, impossible d’ignorer l’ouverture de cette nouvelle destination commerciale.

A noter aussi des vitrines surprenantes au rez-de-chausée du bâtiment principal. Le Printemps a choisi l’utilisation de produits factices au format XXL.
Le Printemps a procédé pendant plusieurs mois à un casting très exigeant pour sélectionner ses fournisseurs. Ce qui donne aux visiteurs l’occasion de découvrir de nouveaux artisans, parfois moins connus que ceux qui trustent habituellement les médias pour s’affirmer dans leur catégorie respective.
Le Printemps du Goût a aussi choisi de capitaliser sur 4 têtes d’affiche : Gontran Chérier pour la boulangerie, Akrame en boucherie, Laurent Dubois pour les fromages et, enfin, Christophe Michalak pour la pâtisserie. Un bel échantillon de la nouvelle génération d’entrepreneurs talentueux et créatifs de la restauration. Le Printemps du Goût n’est pas là pour célébrer une tradition figée. Et c’est tant mieux.
Grimpons vite au 7ème étage. Celui-ci est avant tout dédié à l’épicerie fine et la cave. On est frappé par la cohérence du décor et son intégration dans le site. Le Printemps réussi à proposer un environnement raffiné et élégant sans tomber dans un luxe parfois intimidant pour le grand public.
Quelques comptoirs thématiques rythment le parcours du client. On apprécie de retrouver quelques signatures qui font le Paris gourmand d’aujourd’hui comme le café Lomi, les jus de Juicerie, le Palais des Thés ou encore le caviar Byzance.
Quelques points de restauration sont aussi proposés au 7ème étage. Notamment un restaurant signé de l’incontournable Thierry Marx en collaboration avec une maison réputée de foie gras.
A noter la présence d’un rayon livres qui fait la part belle à la cuisine créative.
Le 8ème étage offre un plus large panel d’offres de restauration sur place, organisé autour de comptoirs thématiques. C’est là que les têtes d’affiches du Printemps du Goût expriment leur savoir faire. Dans un environnement là encore très homogène et confortable, où touristes comme parisiens travaillant dans le quartier, trouveront aisément une solution de restauration. Pour tous les prix, y compris les plus sages.
Chaque stand propose l’occasion de déjeuner sur place et de profiter d’une cuisson ou d’une préparation devant le client. La magie des food halls opère.
Difficile de résister au merchandising de séduction. Un vrai paradis pour instagramers du monde entier.
Les espaces de restauration sont très nombreux et proposent une large variété de configurations et d’expériences.
Un des atouts décisifs du lieu, c’est son installation en étage. Et sa vue panoramique sur Paris. Un argument de poids et une expérience mémorable que la Grande Epicerie ou même le futur Eataly ne peuvent proposer.
Le Printemps du Gout n’oublie pas la dimension services, comme le possibilité de laisser ses achats en consignes.
En conclusion, Paris gagne avec Le Printemps du Gout une nouvelle adresse incontournable de la gastronomie française. Une gastronomie contemporaine et créative qui correspond bien aux attentes des clients du monde entier. Difficile de trouver des faiblesses à ce lieu de vie et d’expérience qui donne au Printemps un avantage concurrentiel significatif par rapport à son voisin immédiat, les Galeries Lafayette, dont l’espace gourmet n’a pas la même puissance.
Seul petit bémol, la nécessité pour les visiteurs d’emprunter l’escalator principal pour accéder à chaque étage. On aurait apprécier une connexion directe sein de la surface de vente entre les deux niveaux pour éviter la petite rupture d’experience.
Au final, Le Printemps a mis la barre très haute en matière de food hall. On attend avec gourmandise la réplique des concurrents.